Pour peu qu’on l’aide, la nature retrouve rapidement sa place ! Un an seulement après les travaux, d’importants herbiers aquatiques à characées et potamots se sont développés dans les hauts fonds créés au nord et au sud du plan d’eau. Les zones humides restaurées en lieu et place d’anciens merlons d’extraction accueillent les prémisses de ce qui devrait devenir une mosaïque de grèves exondées et de roselières. Plusieurs plantes patrimoniales ont déjà été repérées sur les zones restaurées, telles que le Jonc à tépales aigus (protégé au niveau régional) et l’Oxytropide poilue (considéré vulnérable sur la liste rouge régionale).
Concernant l’avifaune, il est encore trop tôt pour évaluer l’effet des travaux mais les espèces à fort enjeu de conservation ciblées par le projet étaient bien présentes en 2025 et se sont probablement reproduit sur le site : Chevalier guignette, Rousserolle turdoïde.

Jonc à tépales aigus (espèce protégée au niveau régional) retrouvé sur les zones humides restaurées en rive droite du plan d’eau. © Gentiana.

La Rousserolle turdoïde (Acrocephalus arundinaceus) s’est à nouveau reproduit sur le site en 2025. L’augmentation des surfaces en roselières devrait à terme être favorable au développement de cette espèce à enjeu de conservation prioritaire pour la RNR. ©J. Hahn.
