Un Comité consultatif sous l’égide d’un nouveau Président

Un Comité consultatif sous l’égide d’un nouveau Président

Le 5 mai dernier, le Comité consultatif de la RNR des Isles du Drac s’est réuni à Varces-Allières-et-Risset. Monsieur Eric BONNIER, élu régional et Maire de la Mure, a ouvert la séance en tant que nouveau Président de ce Comité.

Le Comité consultatif a pour objet la discussion et la validation des orientations de gestion ; il est constitué des représentants de l’État, des collectivités locales, des usagers et des associations de protection de la nature. Le Président a pour rôle de s’assurer de l’avancement des orientations en lien avec le service gestionnaire et les services de la Région, de porter les messages importants et de faire appliquer les décisions prises. Les membres du Comité se rencontrent donc depuis 15 ans pour porter les orientations de la réserve.

Cinq sujets ont été évoqués.

  • Le bilan des surveillances et actions de Police de l’environnement en 2021.
  • Le projet d’aménagement léger pour améliorer l’accueil du public à Chasse-Barbier.
  • L’étude écologique, juridique et technique en cours sur le canal de Malissoles et l’alimentation des étangs de Chasse-Barbier.
  • Le bilan de l’augmentation du débit réservé (passé de 1,5 à 5,5 m3/s en 2015) sur divers compartiments biologiques.
  • La présentation de l’étude en cours pour l’aménagement écologique de la Rivoire en vue d’une demande d’avis aux membres du Comité.

Grâce aux compétences des divers acteurs de terrain et de leurs regards croisés, les nombreux échanges ont permis de faire progresser les projets et la compréhension des enjeux de gestion.

Nous vous informerons de l’avancement des travaux évoqués dans la rubrique « Actualités ».

Rendez-vous aux membres du Comité en novembre pour poursuivre l’animation locale de la Réserve !

Une berge réparée en urgence sur l’étang Noiret

Une berge réparée en urgence sur l’étang Noiret

Alertés par une promeneuse, puis la police municipale de Vif, les agents de la RNR sont intervenus vendredi 29 avril pour colmater en urgence une brèche de 1,5 mètre de large survenue soudainement dans la digue de l’étang Noiret. En l’espace de quelques heures, le niveau de l’étang était descendu de près de 30 centimètres et la continuité hydraulique avec les autres étangs était rompue, laissant craindre un assèchement de certaines pièces d’eau en seulement 2-3 jours. L’entreprise Arbre Haie Forêt est intervenue le mardi suivant pour renforcer la berge en attendant une consolidation plus importante qu’il conviendra de réaliser. Cet épisode rappelle la grande fragilité des digues construites dans des matériaux meubles, rapidement emportés par la force de l’eau. En très peu de temps, une fissure de quelques centimètres peut s’élargir sur plusieurs mètres. Aussi, pour la préservation des espèces qui y vivent et notre plaisir à tous, merci de respecter ces ouvrages !

GEONATURE, un nouvel outil de gestion des données faune et flore des réserves

GEONATURE, un nouvel outil de gestion des données faune et flore des réserves

2 265 espèces et près de 70 000 données sur les deux réserves confondues !

Voilà l’état actuel des connaissances renseigné par Géonature, le nouvel outil de gestion des données naturalistes commun aux deux Réserves Naturelles Régionales de la métropole.

Développé par les Parcs nationaux, cette application comprend une plateforme web et une application mobile qui permettent de saisir, importer et diffuser les données naturalistes. Ergonomique, disponible en open source et évolutif, Géonature  est de plus en plus largement utilisé par les structures et réseaux gestionnaires de milieux naturels. Le déploiement de Géonature sur les deux Réserves Naturelles Régionales gérées par Grenoble-Alpes Métropole permettra ainsi de faciliter l’échange de données avec les partenaires et faire remonter les données collectées dans le système d’information de l’inventaire national du patrimoine naturel (SINP).

La nouvelle interface Geonature, un outil pour une meilleure gestion des données © Grenoble-Alpes Métropole / RNR.

Les niveaux des étangs de Chasse Barbier sous surveillance

Les niveaux des étangs de Chasse Barbier sous surveillance

Les étangs de Chasse Barbier ont été creusés dans les anciennes terrasses alluviales du Drac entre 1944 (Étang Barbier) et 1987 (Étang Chautain). Surélevés par rapport au terrain naturel et aménagés dans des matériaux très filtrants, ils sont vulnérables aux diminutions des débits provenant du canal de Malissoles, leur principal source d’alimentation en eau.

Depuis 2021, un suivi hydrologique est mis en place afin d’étudier les conditions nécessaires à la bonne alimentation en eau de ces étangs et proposer des aménagements qui permettront d’améliorer leur état écologique (développement de roselières et autres milieux favorables à la faune aquatique).

Récemment des échelles limnimétriques ont été installées dans certains étangs afin de suivre les évolutions de niveaux d’eau.

Merci de respecter ces équipements fragiles, indispensables à la bonne compréhension du fonctionnement de ces écosystèmes remarquables.

Echelle limnimétrique sur le canal de Malissoles

Échelle limnimétrique sur le canal de Malissoles © Grenoble-Alpes Métropole/RNR.

Détection d’une nouvelle espèce sur la réserve naturelle des Isles du Drac

Détection d’une nouvelle espèce sur la réserve naturelle des Isles du Drac

Lors de la campagne de prospection 2022 en faveur de la Loutre d’Europe, les agents de la Réserve ont détecté des indices de présence d’un autre mammifère très discret, le Putois (Mustela putorius).

Ainsi, cette espèce intègre la liste des mammifères de la RNR bien que son statut d’occupation ne soit pas connu à ce jour. L’équipe gestionnaire sera vigilante lors de nouvelles prospections de terrain afin d’améliorer l’état de connaissance sur cette espèce.

L’Atlas Auvergne-Rhône-Alpes fait état de peu de données sur le secteur élargi autour de la Réserve, la dernière donnée remontant à 2011.

Le Putois est une espèce menacée par la disparition de ses habitats et ses populations sont en fort déclin depuis le XXe siècle. De plus, l’espèce est fréquemment victime du trafic routier et d’autres menaces en lien avec l’activité humaine.

Le Putois affectionne les milieux humides et les cours d’eau. Carnivore, il a un régime alimentaire qualifié d’opportuniste : le Putois consomme majoritairement des petits mammifères, en particulier des petits rongeurs (campagnols, rats…), localement des lapins, et de façon plus saisonnière des amphibiens.

error: Ce contenu est protégé.
X