Cette année, l’équipe gestionnaire met en œuvre le protocole de suivi des oiseaux des grèves et des zones humides, 10 ans après l’état initial. Ce protocole a été élaboré dans le dans le cadre de la remise en eau effective du Drac en 2016. Il a pour objectif de mesurer l’effet de l’augmentation du débit réservé (de 3 m3/s à 5,5 m3/s) sur le cortège d’oiseaux lié à la dynamique alluviale et aux zones humides.
Le suivi consiste à observer et écouter pendant 15 min les oiseaux liés à la dynamique alluviale (des limicoles comme le Petit gravelot et le Chevalier guignette) et aux zones humides (tels que la Rousserole turdoïde et le Héron pourpré).
Initialement, 16 points de suivi ont été distribués le long du cours d’eau entre le barrage de Notre-Dame de Commiers et la confluence entre le Drac et la Romanche. De nouveaux points ont été ajoutés en 2025 à l’aval de la confluence avec la Romanche, ce qui porte à 23 le nombre de points de suivi. Cette zone est sur le plan hydromorphologique bien plus dynamique, grâce aux apports de la Romanche. En ce sens, le gestionnaire souhaite pouvoir comparer les secteurs amont et aval au seuil du Saut du Moine. En effet, entre le barrage de Notre-Dame de Commiers et le Saut du Moine, le débit réservé est constant toute l’année (hors potentielles crues ou lâchers EDF). Sur le tronçon influencé par la Romanche, les variations sont bien plus fréquentes, avec des débits supérieurs (voir graphique ci-dessous).

Débits du Drac mesurés à Pont-de-Claix – mai-juin 2025
Chaque point est visité sur les périodes de migration prénuptiale (du 1er Mars au 31 Mai) et postnuptiale (du 15 Juillet au 31 Octobre).
Une première analyse statistique avait été produite en 2021 : elle mettait en évidence une faible amélioration voire une absence d’amélioration selon les tronçons étudiés. Voir l’article suivant : https://rnr-drac-jarrie.fr/augmentation-du-debit-sur-le-drac-limpact-ecologique-analyse-apres-8-ans-de-suivis-naturalistes/).
Ce passage 10 ans après la remise en eau sera également analysé au regard des potentialités d’accueil des milieux alluviaux du Drac.
